Ainsi, non seulement chaque coup de fil me rappelle ma bienheureuse condition, mais en plus, je peux repérer facilement mes semblables (savoir qu’eux aussi passent leurs journées à regarder des jeux télé en pyjama, ça crée des liens).
Je suis allée passer quelques jours à Lyon, mère patrie de la diététique (bénie soit la personne qui un jour s’est dit : tiens, et si on mettait un saucisson DANS UNE BRIOCHE). J’y suis restée juste le temps d’absorber l’équivalent de trois fois mon poids en gras de pâté (déjà la dernière fois que j’y étais allée, au retour, j’avais hésité à réserver deux places dans le TGV).
Je reviens quand j’aurais fini de digérer (comptez trois semaines).
une biographie de Sartre en moins d’une semaine, j’ai dit à l’Intégriste (quel bonheur le chômage).
J’avais pas prévu que la bio en question ferait 960 pages et qu’à la première évocation d’Husserl (page 181), je décrocherais complètement. Ça me rappelle les pires moments du lycée, quand, pendant les cours de physique-chimie, le prof me racontait des histoires d’atomes, de moles ou de je ne sais quoi, puis soupirait longuement devant mon air perplexe.
La prochaine fois, je viserai quelque-chose à ma portée (peut-être un livre de Sophie Davant).