un peu vénère, un peu upset comme on dit aux amériques.

Alors, je me suis dit que j’allais me détendre en allant visionner une projection cinématographique.

Ayant déjà ingéré ma dose de légumes de la journée lors de mon repas de midi (dans la cadre de mon régime « garde la frite avec tes amis du potager« , j’ai englouti radis, carottes, betteraves et tomates), je me suis dit que voir un navet n’était pas nécessaire. J’ai donc laissé Harry Potier et ses sculptures en terre glaise dans son école de gros débiles.

Mon choix s’est porté vers un film de fusillade (genre mineur, certes, mais honorable) hong-kongais. Je m’en félicite d’ailleurs parce que ce film était ce que j’ai vu de plus beau, puissant et virtuose depuis un moment (ne cherchez pas : oui, j’ai pompé la critique des inrockuptibles).

Cela dit, le meilleur, c’était après le film.

Une jeune fille, venue avec ses amis (moi j’avais pas d’amis, les gens ne m’aiment pas trop et je n’aime pas trop les gens), s’est exclamée   »Ben pour continuer dans l’ambiance, on a qu’à aller au japonais« .

Blanc.

« Mais, euh, c’était hong-kongais… » lui a répondu son ami, fort mal à l’aise.

Enorme blanc.

J’ai eu envie d’aller embrasser cette petit simplette pour ce délicieux moment de rigolade mais je me suis retenue.

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