grâce à mon rangement de placard, j’ai retrouvé des chaussures que j’avais pas mises depuis au moins push the button. Des chaussures pas extraordinaires (elles auraient connues we are the night sinon) mais honnêtes quand même (qu’est-ce que tu croies?).

Je me suis dit oh bah ben tiens, redonnons-leur une seconde chance(dès fois, je suis le révérend camden). Alors je les ai mises et ça m’allait bien, j’étais jolie et je suis allée à l’agence, parce que bon ben hé tiens voilà quoi.

Je suis arrivée à 10h27, pimpante.

A 10h33, la bride de ma chaussure droite se cassait et moi, j’étais fort dépourvue.

Enfin, fort dépourvue jusqu’à 10h35, heure où j’ai réfléchi et où je me suis dit wahouuuh, c’est le meilleur prétexte pour en racheter qui vient de me tomber du ciel.

Je me suis demandé si c’était pas le plus beau jour de ma vie et je me suis répondu que si, peut-être.

A 12h01 (heure où je peux officiellement partir en pause déjeuner), j’étais en route vers l’échoppe de mon bon ami andré.

A 12h17, j’avais une très jolie paire de salomés (des salomés, c’est ni plus ni moins que des chaussures, je précise parce qu’aussi étrange que ça puisse paraître, certaines personnes du genre garçons ne savent pas ce genre de trucs) marrons (pas taupes, pas chocolat, pas fauves, pas terre de sienne, pas brou de noix, pas auburn, juste MARRONS) au pieds.

A 12h32, j’ai commencé à me demander si l’achat des salomés n’était pas une terrible erreur.

A 12h43, mes pieds ensanglantés me répondaient que oui.

A 12h44, je me suis dit que, bah, je travaillerais pas moins bien pieds nus puisque, quoiqu’il arrive, j’avais déjà projeté, avant même cette mésaventure, de pas en glander une.

J’en ai donc pas glandé une pieds nus.

A 19h38, s’est posée la question du « comment rentrer chez moi ? ». Deux choix possibles : en clopinant dans de très jolies salomés ou en clopinant dans de vieilles chaussures cassées.

J’ai choisi les salomés.

Quand je suis arrivée à mon appart, j’étais en larmes.

Ma coloc, elle m’a demandé ce qui allait pas.

Je lui ai montré mes chaussures.

Elle a dit : oh là là, c’est la plus belle chose que j’ai vue depuis l’épisode de joséphine ange gardien où elle chante (ça nous avait vraiment émues parce que ça nous avait rappelé le big bazar de michel fugain).

Etant plus que certaine de mon incapacité totale à les porter, avoir la confirmation qu’elles étaient vraiment bien jolies, ça m’a fait encore plus mal.

j’ai vu le sosie de Georges Marchais

que j’aurai jamais du continuer le latin au lycée.

Toutes ces années à étudier l’antiquité romaine, ça m’a gâché une bonne moitié du suspense de Rome.

Infligé par Simone et WordPress | Design Roy Tanck