guillerette dans la Gare de l’EST, je flânais en attendant le train qui loin de Paris m’emmènerait.

Rêveuse, je me contemplais dans la vitrine du Mango (celui-là même qui contribue à doubler le coût de chacun de mes trajets en train) quand, telle Mary Higgins Clark, j’ai entendu un cri dans la nuit (la nuit de 20h mais il fait toujours sombre dans les gares).

Simonette, disait la voix.

Sans même me retourner, j’avais déjà identifié le crieur : mon cousin, célèbre joueur de musique de son état (enfin célèbre dans la famille, pour le reste du monde, c’est plus compliqué ).

Que faisait-il là ? J’avoue ne pas lui avoir demandé (je suis pas Macha Mérou, la vie des autres ne m’intéresse pas).

Salut, ça va ? j’ai fait.

Bien, et toi ? il a demandé.

On fait aller, j’ai répondu.

On avait sûrement d’autres trucs à se raconter mais j’avais quand même un train à prendre.

Bon, ben à plus alors, j’ai dit.

Oué, tu diras bonjour à tes parents, il a conclu.

Et je suis partie.

Qu’on aille pas dire après que je suis pas sociable.

blond platine et un (mauvais) goût certain pour les vêtements en lamé.

Du coup, dès que je me mets un peu au soleil, plane sur moi la menace de me transformer en Donatella Versace.

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