je sais pas trop comment c’est arrivé (j’ai eu diverses activités à risque : ouverture de bouteille de coca, coucou à un copain dans la rue, jeux violents avec mon matou, brushing périlleux, boutonnage dorsal de robe et j’en passe) mais c’est arrivé.
Ça m’empêche pas de travailler mais j’écris dans la douleur (j’essaye de me dire que ça rend mes textes sur l’équipement idéal du motard encore plus poignants mais je crois qu’en vrai, non).
Le pire c’est que personne me plaint.
Si je me l’étais cassé, les gens me feraient des cadeaux et des câlinoux en me racontant des histoires horribles sur la broche qu’un chirurgien peu soigneux avait posé à leur grand-même Odette en 1992 et qui a engendré un nid de mygales tueuses. Mais là, ils me disent juste « ah ouais, juste froissé? bon ok, parle d’autre chose, je m’ennuie maintenant ».
Pas facile.
La prochaine fois, je vous montrerai une photo de ma blessure (on voit rien).



