je sors de chez ma copine Chacha investie d’une mission : apporter une table de chevet chez ma copine Céline.
Je prends le métro, table de chevet sous le bras.
Dans la rame, pas grand monde : je pose la table de chevet à côté de moi et me perds dans mes pensées (en ce moment, j’essaie de faire le top 10 de mes livres préférés et ça me prends beaucoup de temps).
Place d’Italie (chez Céline), je descends.
Malheur, j’ai laissé la table de chevet dans le métro (je n’ai pas l’habitude d’avoir des tables de chevet avec moi, je l’ai donc oubliée).
Je vais au guichet et dis à la dame du métro : « Bonsoir Madame, j’ai oublié une table de chevet dans une rame de la ligne 6, que dois-je faire? » (le tout en rigolant comme une banane).
La dame du métro me répond un truc plutôt obscur (j’ai pas trop écouté, cette histoire de table de chevet ne m’étant même pas destinée commençait déjà à m’ennuyer) auquel je ne comprend rien.
Je décide d’appeler Céline (la destinataire de la table de chevet).
Je tombe sur son ami Laurent que je ne connais que de nom (cette manière de décrocher un portable qui n’est pas le sien me déplaît) et lui raconte l’histoire de la table de chevet ( »Euh bonjour, je suis une amie de ton amie et une autre amie de ton amie m’a donnée une table de chevet que je devais donner à ton amie mais je l’ai oubliée dans le métro« )(solitude).
Laurent n’était pas au courant.
Il s’est contenté de me redemander mon prénom (pour une blacklist ?).
J’ai raccroché et repris le métro pour rentrer chez moi l’air de rien (au passage, j’ai regardé dans la rame si je voyais pas la table de chevet (on ne sait jamais) mais non).
De retour chez moi, ma coloc m’a demandé quoi de neuf, j’ai dit oh rien de spécial.



