Le petit pâté, lui, était très bon (son odeur était la preuve qu’il était effectivement très riche en truite) et le petit Pompom n’a pas été malade (si ce n’est de crétinerie mais ça c’est chronique).

Les évènements ont débuté le week-end dernier.

Dimanche, drame : Pompom a faim et il n’y a plus de croquettes. Hors de question pour la marâtre que je suis de sortir de chez moi pour en acheter (j’étais en train de jouer à Zelda), je lui donne une compote de pommes qu’il ne mange pas (ne le plaignez pas : c’est de la mauvaise volonté car d’habitude il adore ça).

Lundi, je vais au Franprix chercher des croquettes (je suis pas un monstre non plus). J’achète également un petit pâté pour me faire pardonner et je fais une folie : je m’offre un petit fromage.  De retour chez moi, je m’empresse d’en manger un coin. Il est délicieux et je me félicite pour mon acquisition. Le reste de la journée se déroule sans autre évènement notable (si ce n’est que j’avais perdu mon peigne mais je l’ai finalement retrouvé sur le bord de la baignoire).

Mardi midi, la faim se fait sentir (l’audacieuse que je suis n’avais pas pris de petit-déjeuner). Je pense évidement à mon petit fromage. Je vais le chercher dans le frigo et le déballe sur la table : HORREUR, deux gros vers blanc sont en train de le dévorer. Je réprime la violente nausée qui m’envahit pour jeter les malotrus et leur hôte dans le vide-ordure.

Mardi soir, je raconte ma mésaventure à ma coloc (c’est pas souvent qu’il m’arrive des histoires intéressantes). Elle est évidement sous le choc. Je le suis également quand elle me rappelle les faits suivants :

Mai 2008,  elle fait l’acquisition dans le même Franprix d’un petit pot d’houmous. Prise d’une crise de gloutonnerie, elle en dévore la moitié dans la soirée (mon désintérêt total pour l’houmous m’a évité de participer à cette orgie romaine)(heureusement que ce n’était pas du tarama). Le lendemain, elle se réveille fiévreuse, nauséeuse et pire encore : elle m’interdit l’accès à la salle de bain. L’houmous serait en cause.

Devant cette preuve irréfutable de la culpabilité du Franprix, nous sommes arrivées à la conclusion la plus saine et la plus logique : désormais, nous nous nourrirons uniquement de McDo.

En ce moment, c’est Les Racines du Mal de Dantec.

C’est un roman très sombre que mon bel ami* m’a recommandé (je suis très cliente du genre)(j’ai lu tous les Jonathan Kellerman)(en cachette évidement)(je me suis récemment rendue à l’évidence : j’ai des goûts populaires contre lesquels je ne peux pas lutter).

La première nuit, j’ai été captivée, conquise. J’ai vivement remercié l’instigateur de cette découverte littéraire.

La deuxième nuit, l’intrigue avait bien avancée. Si elle était toujours aussi passionnante, je n’étais cependant pas fière en allant fermer les volets et en vérifiant deux fois si la porte était bien verrouillée.

La troisième nuit (il y a beaucoup de pages), je n’ai même pas osé me lever pour aller faire pipi (j’avais pourtant bu BEAUCOUP de tisane) et j’ai failli pleurer quand j’ai entendu des bruits dehors (avec le recul, je pense que c’était juste un chien qui toussait).

A la réflexion, je pense que mon ami me veut du mal.


* Bel Ami est une compagnie de films pornographiques basée à Bratislava, créée par un slovaque, George Duroy (pseudonyme basé sur le protagoniste du roman Bel Ami de Guy de Maupassant). Il produit des albums photos érotiques « soft », et avec les mêmes modèles, des films pornographiques souvent « romantiques ». La marque de fabrique de Bel Ami est ses acteurs entre 18 et 21 ans, d’apparence juvénile, non circoncis, qui jouent à la fois les rôles actif et passif, par opposition aux acteurs américains qui se spécialisent dans un rôle.

(Random Wikipedia Article du 18/08/08)

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