j’ai été invitée à un déjeuner presse organisé pour la promotion d’un complémentaire alimentaire. Jusque là, rien de passionnant SAUF QUE le carton indique la présence de Catherine Lara, égérie du dit complément.
C’est peut-être le plus beau jour de ma vie.
était assise à trois places de moi au ciné.
A chaque fois qu’elle riait (et elle riait beaucoup)(preuve que, non contente d’incommoder l’assistance, elle avait un humour discutable car, non, le cinéma Almodovar n’est pas drôle au point d’en rire aux éclats), je sentais les relents acides de son haleine, le tout ponctué d’un arrière-goût de vomi (j’ai passé deux heures à me demander ce qu’elle avait bien pu manger).
Le pire dans cette histoire, c’est qu’entre elle et moi, il y avait ses deux amies qui, plus proches géographiquement que je ne l’étais, devaient être encore plus empoisonnées que moi. Pourtant, aucune n’a rien dit.
Près de 12 heures plus tard, la raison de leur silence demeure un mystère.
on m’a demandé.
Bah non ! j’ai répondu (avec un air méprisant, bien entendu). J’ai regardé un film roumain qui a gagné un prix à Cannes en 2005. L‘histoire d’un pépé qui a un peu mal au ventre (pas assez de All Bran ? abus de Viandox ? overdose de Pulco ? on ne sait pas trop) et qui va à l’hôpital, le tout raconté en un peu plus de 2h30 (c’est la seule intrigue du film alors, imaginez un peu, si Cristi Puiu devait faire la prochaine saison de 24, elle durerait au moins un an). Bon, c’est sûr, ça donne peut-être pas trop envie mais pourtant, il a pas volé ses étoiles sur Allociné.
Tu es la personne la plus ennuyeuse du monde, a répliqué mon interlocuteur.
C’est peut-être vrai.