insubmersible de regarder Twilight LA, TOUT DE SUITE, MAINTENANT.
Malheureusement, cette histoire d’ado torturée qui ne sais pas trop à côté de qui elle va s’asseoir à la cantine m’a ennuyée et je me suis endormie comme une grosse merde au bout d’environ 20 minutes.
Aujourd’hui, nous ne parlerons donc pas de Twilight mais d’un vrai bon film crapouilloux : La dernière maison sur la gauche.
C’est l’Intégriste qui a proposé qu’on aille le voir. Moi je ne savais pas de quoi ça parlait mais à cause du titre et de l’affiche, je pensais que c’était une histoire de fantômes, de gratouillements derrière la porte et de chuchotements angoissants. Perdu, c’était pas ça du tout (en même temps, l’original étant signé Wes Craven, j’aurais pu me douter).
- Attention, mini spoiler (je vous préviens cette fois alors n’allez pas m’envoyer des mails d’insultes comme la fois où j’ai raconté la fin d’un épisode de Lost)(d’ailleurs dans le dernier, on apprend que Jacob est en réalité ce bon gros Hugo qui aime se cacher dans une cabane pour manger des gâteaux et dont les grognements de bonheur quand il a des pépitos plein la bouche ont été pris par des incantations mystiques par les habitants de l’île)(ils se sont bien fait rouler : tout ça n’était au final qu’une grosse arnaque sponsorisée par Lu) -
Dans La dernière maison sur la gauche, donc, la famille Chabadabada (tous très blonds, très beaux, très sportifs et très brillants) part en vacances dans une maisonnette perdue en pleine forêt (évidemment car s’ils avaient été à Center Parcs, ça n’aurait fait peur à personne). Là-bas, c’est un peu la fiesta : vas-y qu’on boit du bon vin, qu’on se baigne dans le lac en slip, qu’on se fait des hugs… Bref, c’est le bonheur jusqu’à ce que cette coquine de Mademoiselle Chabadabada, 16 ans et des brouettes (pas de bon « rape and revenge » sans adolescente bonnasse), décide de partir s’encanailler avec sa meilleure copine abrutie (celle qui n’aura pas volé le fait de se faire maraver la tête) et un garçon chelou rencontré au rayon sauce bourguigonne du Shopi. Pas de bol, ce garçon a lui aussi une famille et celle-là, pas vraiment Chabadabada : les pauvres ados en minijupes vont prendre (très) cher. Fini la rigolade, bonjour la bastonnade.
Jusque là, le film se laisse regarder (avec difficulté parfois à cause d’une scène un peu éprouvante) mais c’est dans sa deuxième partie qu’il devient réellement intéressant : grâce à un fichu concours de circonstances, les parents Chabadabada font leur come-back dans le scénar. Daddy and Mummy sont bien vénères qu’on ait touché à leur baby, hop, retournement de situation : petit à petit, ce sont les bourreaux qui vont devenir victimes…
L’irruption brutale de la violence chez cette petite famille proprette n’est pas sans rappeler l’effroyable Funny Games (même si la situation est inversée)(l’Intégriste dit que non, rien à voir, mais il n’a pas toujours raison non plus) mais on échappe pas non plus aux clichés du genre (cela dit, a-t-on vraiment envie d’y échapper ?) bien qu’ils soient souvent détournés avec un humour tout wescravenien (c’est-à-dire pas très drôle).
Pour résumer, bon film de genre qui mérite un sympathique 7,5/10 en goralité (un bon mélange de très brutal au début avec des scènes dures à avaler et ensuite du cracra bien cracra mais finalement assez 2nd degré) et un honnête 6/10 en flippitude (quelques moments de haute tension mais ce n’est pas un film d’angoisse).
(Ne vous inquiétez pas : mes passions décorantes ne durent jamais bien longtemps, dans deux semaines, j’aurai oublié le cinéma de genre pour m’intéresser au xylophone ou à l’orthodontie).