un mail qui pointe mes fautes d’orthographe (et de grammaire)(et de conjugaison) mon coeur se fissure tel un lac qu’on abandonne pendant l’hiver car il fait trop froid pour y pique-niquer.

Parce que je vous JURE, à chaque fois,  j’essaie de faire attention et je relis tout bien  mais non, rien à faire, je suis une grosse merde.

(Sinon, je vous avais déjà dit que j’avais un bac+4 en linguistique et que mon unique objectif dans la vie c’était d’écrire des livres ?)(On est pas rendu les amis).

Ho J.J. surveille tes séries au lieu de faire le guignol.

C’est l’adaptation française de Geek Monthly, sortie le mois dernier et passée totalement inaperçue.

Je l’ai achetée, je l’ai feuilletée et bof.

Les previews ciné/DVD m’ont laissée sur ma faim,  la page séries TV m’a donné envie de mourir (How I Met Your Mother ? sérieusement ?),  y’a pas de rubrique littérature (hors BD/mangas/comics)(si, à chaque fois qu’on l’ignore, un petit personnage de SF meurt, ce magazine en a tué une bonne dizaine), ni de pages Internet (à part un blogomètre qui cite le blog d’un des mecs du staff et un blog qui n’en est pas un puisque c’est un site (rien à voir, ri-en-à-vo-ir)), le shopping techno est pas très geek (l’article sur la DSi, ça m’a fait penser aux blogs mode, vous savez, comme quand y’a une marque à la con (Heimstone, Velvetine…), qui, en quelques jours, débarque sur quinze blogs à la fois, transformant cet espace d’amour et de partage qu’est l’Internet en un vaste foutage de gueule manigancé par le grand capital).  Le pire, c’est peut-être la page  Geekette, encore plus sexiste que les dossiers psycho de Cosmo (et pourtant), avec dedans les 10 bonnes raisons de sortir avec un Geek (car les filles ne s’intéressent pas aux affaires culturelles, trop occupées qu’elles sont à chercher à se faire épouser).

Bref, magazine useless (voire énervant car, non, Resident Evil n’est pas sorti en 1999 et se tromper sur ça dans un truc destiné aux geeks, c’est l’équivalent d’une déclaration de guerre) pour ceux qui s’intéressent de près à la culture geek. A garder éventuellement pour les neo-geeks, ceux qui possèdent le coffret DVD de TBBT, une clé USB qui s’allume, la Wii Fit et un blog sponsorisé par la cire dépilatoire Veet.

(Notez que la mauvaise foi contenue dans cet article n’est pas motivée par la haine qui brûle en moi et ne cherche qu’à enflammer tout ce qui m’entoure mais par une très (très) grosse déception. Car non, tout n’est pas bon à jeter dans ce magazine (le dossier Star Trek est pas mal, celui sur l’intelligence artificielle est très bon, celui sur le téléphone rouge à l’air de l’être aussi (pas lu) et celui sur Zach Braff a le mérite d’exister, la maquette est réussie, le ton est sympathique, c’ets bien écrit et y’a quelques traits d’humour bien trouvés), en vrai, l’idée était aussi  louable que périlleuse : par essence, la culture geek c’est quelque chose de pointu et de pointilleux, essayer d’un faire un truc grand public ben c’est un peu comme si M6 faisait du Game One).

Sur ce, ma maman a cuisiné du lapin aux pruneaux (j’adore ça).

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