sur toutes les pages d’allociné mais, rien à faire, aucun film ne me fait envie.

Je suis allée voir Les Beaux Gosses mais bof (les BD de Riad Sattouf ne m’ont jamais fait rire, ça a été pareil pour la version ciné)(si Ultimex avait fait un film, là j’aurai trouvé ça marrant)(l’Intégriste dit que je fais de la rétention anale).

Je me console en regardant des DVD mais c’est pas pareil (au cinéma, il fait frais) :

Eden Lake dans lequel Kelly Reilly et Michael Fassbender, les deux personnes les plus ennuyeuses du monde, partent camper au Lac du Der. Une fois sur place, ils s’aperçoivent que non seulement ils ont oublié leur jokari mais qu’en plus ils ont pour voisins des petites canailles qui jouent à la canasta en écoutant (trop fort) du Seth Gueko. Pire : Poppy, l’épagneul breton du chef de la bande, va faire caca sur le paréo Princesse TamTam de Kelly. Ça énerve Michael qui va houspiller les crapules. Malheureusement, il n’a pas la diplomatie de Joséphine Ange Gardien : la situation s’envenime et dégénère en survival ridicule dont le seul mérite est de montrer que Kim Bauer a trouvé plus bête qu’elle (et puis, Kelly Reilly est très jolie mais elle a le talent d’une otarie). Quant au twist final, il est discutable (moi je n’en discute pas car je n’ai pas compris où tout ça était sensé nous mener).

Les demoiselles de Rochefort. Catherine Deneuve et Françoise Dorléac sont deux soeurs jumelles (nées sous le signe des… AHHH) qui cherchent l’amour (que faire d’autre quand on habite à Rochefort?). Meetic n’existant pas encore, c’est compliqué : les couples se croisent et se recroisent sans se trouver tout en chantonnant du Michel Legrand. Intrigues boulevardières, dialogues abrutis et personnages nigauds mais jolies ritournelles et belles images, ce film oscille constamment entre crétinerie et poésie. La preuve par l’image avec Gene Kelly :

eXistenZ où la ravissante Jennifer Jason Leigh et cette tête de noeud de Jude Law se retrouvent pris dans une sale histoire mêlant réalité et jeux vidéos : ça twist, ça shoot, au final, difficile de démêler le vrai du faux (ça tombe bien, c’est justement le propos du film). Moi, il suffit que je vois un gadget en matière gluante pour avoir un petit orgasme cinématographique alors j’ai adoré les pods et les bioports (la scène où Jennifer Jason Leigh s’humecte le doigt pour enfiler Jude Law n’est pas très subtile mais elle est jouissive)(j’ai adoré le reste aussi mais je ne veux pas passer pour une groupie).

Audition. Quand je l’ai loué, la fille m’a demandé : vous êtes sûre ? J’ai dit oué (c’était pas vrai).  Avec ce film, on s’est très longtemps tournés autour sans oser s’approcher mais finalement, on s’est bien trouvés : une heure et demie de beaux plans cinéphiliques pas prétentieux puis un bon quart d’heure de sang, de chique et de mollard, c’est tout ce que j’aime.

J’ai fait mon brushing américain (volume choucroute) et j’ai une robe violette (courte pour conjurer le sort Daniel Guichard), il n’en fallait pas plus pour que je commence à recevoir des mails (pros) adressés à Malibu Stacy.

Dès fois, j’ai envie de travailler dans un cabinet d’avocats.

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