Ça veut dire que j’ai trempé, rincé et fait cuire du riz, préparé de l’assaisonnement, coupé des milliers de trucs en lamelles et passé 2h14 (soit la durée exacte de Rosemary’s Baby)(ça a été particulièrement long parce que ce film possède quelques bons passages qui méritaient toute mon attention) à rouler et découper le tout.
Au final, j’ai obtenu une bonne soixantaine de makis QUI AVAIENT L’AIR BONS.
Évidemment, c’était pas tout pour moi (une fois, suite à un pari, j’en ai mangé 26 : maintenant, je sais où sont mes limites), c’était aussi pour l’Intégriste, pour ma coloc et pour Freddy.
J’avais prévu qu’on les mange tous ensemble le soir mais j’ai donné une autorisation exceptionnelle à Freddy pour qu’il en prenne quelques-uns le midi. Comme je n’étais pas là quand il les a goûtés, il m’a envoyé un texto la bouche pleine pour me dire qu’il se régalait. Bien sûr, ça m’a fait très plaisir et, surtout, ça m’a donné encore plus envie de tester à mon tour ces makis dont la confection m’avait pris la matinée.
Je n’ai pas été déçue.
Quand on est arrivés à l’appartement, avec ma coloc et l’Intégriste, on était si affamés qu’on a à peine remarqué qu’il flottait une odeur bizarre. On s’est installés puis je suis allée à la cuisine. La puanteur m’a alors sautée au nez. Je n’ai pas mis longtemps à en trouver la source : dans leur assiette posée sous la fenêtre, en plein soleil, mes jolis makis étaient tout flétris. Même Pompom n’osait pas s’en approcher.
Un seul coupable possible, toujours le même, le garçon qui ne connait pas plus l’usage du liquide vaisselle que celui du frigo.
Cette fois, la guerre est déclarée.



