(ici), a survécu aux fêtes de fin d’année, il a toujours l’équilibre psychologique de Lindsay Lohan.
L’autre jour, il m’a dit : mes journées, elles s’enchaînent et elles se ressemblent. Les lundis, les mardis, les mercredis, les jeudis, les vendredis, c’est tous les mêmes. Je me sens creux comme une coquille de bulot perdue au milieu des restes d’un plateau de fruit de mer et je me dis à quoi bon ? Je me dis pourquoi faire ? Peut-être que l’existence précède l’essence mais moi j’ai un moteur de Fiat Panda.
D’habitude, Carlos, je l’écoute en rangeant mes crayons de couleur par taille, le jaune et le violet sont plus les petits (c’est ceux que j’utilise le plus) et le vert mesure au moins 9 cm (je ne l’aime pas). Mais là, j’ai eu un déclic. Pendant quelques secondes, je me suis retrouvée dans un conte de Dickens où Carlos était un génie grognon envoyé pour délivrer son sombre message et me faire tout plaquer pour aller vivre dans une yourte en Mongolie (c’est pour l’image, évidement, en réalité, l’idée même du camping me donne envie de mourir).
Quelques secondes se sont écoulées puis j’ai entendu Carlos dire que la navigation était pas assez user friendly. Je me suis alors souvenue que oui, il voulait juste valider les maquettes de son site et que cette conversation n’était pas une adaptation contemporaine du Noël de l’oncle Scrooge.
C’est dommage parce que la Mongolie, ça doit être sympa (en plus, j’adore les sushis).



