Mais la nouvelle saison de Lost me prend beaucoup de temps.

Rien qu’hier, j’ai passé environ sept heures à faire des recherches sur la mythologie sumérienne et sur les théories d’Hermann Minkowski concernant l’espace temps.

Alors, D’ACCORD, c’est peut-être un peu disproportionné de spéculer autant autour d’une série télévisée mais je me dis que comme ça, même si je suis déçue par le season final, j’y aurai gagné une équivalence pour un doctorat en physique avec spécialisation sur les théoriciens allemands.

A part ça cette semaine, j’ai eu la mauvaise idée de lire Le Magasin des Suicides.

J’avais jamais rien lu de Jean Teulé, du coup, au bout de trois chapitres, j’ai été obligée d’aller vérifier sur Wikipédia que je ne m’étais pas trompée, que c’était bien un livre destiné aux adultes et pas la dissertation d’un élève de CM2 qui aurait gagné la dernière édition des Dicos D’or.

Hé non, d’après Internet, c’était bien un vrai écrivain. Pire, son ce roman semblait globalement bien apprécié.

J’ai continué à le lire me disant que ces premières pages étaient peut-être une blague, qu’il y aurait un bon twist, que le ton, le style, la narration allaient changer… MAIS NON.

Ça m’a tellement mise de mauvaise humeur qu’on puisse publier et vendre un truc aussi idiot (les dialogues sonnent aussi faux qu’un reportage de 100% Mag) que j’ai appelé l’Intégriste pour exprimer mon vif mécontentement face au temps et aux 4,75€ que m’avait fait perdre Jean (j’aurais pu les employer à des choses plus constructives comme par exemple acheter des scoubidous et me faire un porte-clés).

L’Intégriste m’a dit de me calmer, que je prenais les choses trop à coeur, qu’il fallait pas s’énerver pour ça, que je pouvais toujours enchaîner sur un bon livre et que c’était pas utile de dire autant de gros mots.

J’ai dit non, pas d’accord, si la littérature n’est pas un sujet qui mérite que l’on monte sur ses grands chevaux, alors à quoi bon continuer l’équitation?

Il a répondu que de toutes façon, vu la taille que je faisais, je devrais plutôt me contenter d’un poney.

Je crois que je ne l’aime plus.

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