à la salle de sport (parce que je m’étais levée trop tard)(parce que je m’étais couchée trop tard)(parce que je travaille à un projet personnel ambitieux)(= revoir l’intégrale des quinze saisons d’Urgences). Du coup, tous les vélos elliptiques étaient occupés et je me suis retrouvée sur la machine de l’enfer, celle qui me donne l’impression de courir avec des haltères de trente kilos accrochées aux chevilles et qui en plus m’engueule en déroulant des messages agressifs sur ses LEDs jaune fluo ( »TU ES FAIBLE », « JE NE T’AIME PAS »).
Bref, encore une fois, c’est de la torture mais c’est le prix à payer quand on a une alimentation digne d’un épisode d’Epic Meal Time (ma chaîne de cuisine préférée avec Cooking with dog)(pourquoi un chien? pourquoi ce chien? POURQUOI?).
J’ai souffert le temps de quelques podcasts (combien? lesquels? je ne sais plus, mes neurones se sont dissous dans une trentaine de litres de sueur). Quand je me suis relevée avec la grâce du petit loir qui a hiberné trop longtemps, mon regard a croisé celui du prof de cycling (celui qui ressemble à Paul Rudd AVEC DES MUSCLES). Il s’est approché de moi. Pendant une seconde, j’ai cru qu’il allait me complimenter sur mon endurance. En fait, pas du tout, il a juste baissé la tête vers mes fesses pour me dire : ça va quand même un peu mieux la culotte de cheval.
Je suis pas sûre d’avoir envie de retourner là-bas un jour.



