qui m’a fait vider, trier, désinfecter et ranger toute ma penderie.
Ça m’arrive deux ou trois fois par an, généralement au moment où les courriers de l’URSAFF, des impôts ou de la CAF s’amoncellent sur mon bureau et agitent leurs petites enveloppes en criant REMPLIS-NOUS, REMPLIS-NOUS (mais pourquoi le faire maintenant alors que je pourrai le faire deux heures avant la date limite?)(la plupart des échéances arrivant au 1er janvier, ça augure d’un excellent réveillon).
Tout ça pour dire que j’ai rempli un sac de vêtements à donner au Relais Emmaüs et un autre avec le linge sale qui traînait dans ma chambre depuis bien trop longtemps (ça fait deux semaines que mon seul contact social se résume aux urgentistes de SOS Médecins et la fièvre me rend un peu souillon).
Je suis passée à la laverie en revenant du Relais. C’est en voyant mon tee-shirt de l’Aquatique Scaphandre Club de Capbreton que j’ai eu le premier doute : je pensais m’en être débarrassée (cela dit, en revoyant ce dessin de dauphin avec un tuba, j’étais plutôt contente de l’avoir gardé). Je n’ai vraiment réalisé ce qui se passait que quand j’ai sorti du sac un sweat Chipie et un jean que je n’ai pas pu fermer depuis la fin des années 90.
J’espère que les compagnons d’Emmaüs apprécieront mes culottes sales et la robe Burberry qui m’a coûté un demi-loyer.



