de ne plus manger de viande.

Je faisais déjà un peu attention (ça me faisait trop mal au coeur de penser aux bébés cochons dont on a sacrifié la maman pour faire des Knacki)(c’est ce que l’on appelle l’argument Princesse Poney) mais, le plus souvent, après un verre de Bordeaux et deux tartines de rillettes, j’avais totalement oublié les conditions d’abattage des canards (de toutes façons, tout le monde sait que le végétarisme, c’est  rien qu’un truc de hippies frustrés, ceux qui atteignent le point Godwin trois minutes après avoir vu quelqu’un manger un Big Mac alors qu’eux-même portent des chaussures en cuir).

Et puis j’ai vu un un reportage qui s’appelle L’adieu au steak (il est ici mais c’est illégal alors ne cliquez que si vous vous sentez un peu voyou) et le désastre économique et écologique causé par notre surconsommation de lardons m’a frappé au point que je n’ai même pas terminé ma pizza au salami (j’avais pourtant un double supplément gorgonzola).

Il n’en fallait pas plus pour me convaincre de faire mes adieux au boeuf bourguignon.

Depuis, au menu, c’est quinoa/tofu, flan de carottes, raïta ou dhal de lentilles (je dis ça pour entretenir ma Légende, en réalité, je suis comme tout le monde, je me nourris quasi exclusivement de Kiri et de Balisto) et c’est avec un  plaisir intense que je découvre que les repas végétariens me permettent de me sentir totalement en harmonie avec la Nature (ce n’est pas de la poésie, c’est une métaphore pour désigner l’épanouissement un peu trop intempestif de mon transit intestinal).

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